Bonjour à tous,

Lors de la création de l’association nous avons réfléchi au choix de la banque pour notre association, afin de s’occuper de notre futur pactole ;). Nous avons tout d’abord réfléchi au fait d’avoir un compte en banque ou non, mais malheureusement c’est une question  qui est aujourd’hui assez vite tranchée.

L’influence de l’argent des banques dans le financement des grand projets dans des domaines que ne l’on souhaite pas forcément voir perdurer est très importante, la plupart des grandes banques bidouillent pour envoyer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, et en ne se préoccupant pas à quoi sert « son » argent, qui est en fait celui des banques tant que l’on ne s’en sert pas, on se retrouve vite à être complice sans le vouloir de toutes ces entourloupes.

Pour se renseigner sur ces pratiques et ce qu’il est possible de faire je vous conseille ce très bon article d’attac :

Petit guide pour prendre le contrôle sur la finance – #PasAvecNotreArgent

Concrètement, au Labo M, nous avons choisi de nous orienter vers une banque qui serait, si ce n’est meilleure que les autres, au moins moins pire du point de vue environnementale et sociétale.

Voici les recherches que nous avons menées pour trouver cette banque parfaite :

Les TOP 10 selon plusieurs sites

  • Sur http://epargneclimat.com/ on trouve le classement suivant (de la moins pire à la pire) en termes d’empreinte carbone:
  1. Nef
  2. Crédit Coopératif *
  3. Banque Postale
  4. BPCE
  5. Crédit Mutuel
  6. Société Générale
  7. BNP Paribas
  8. HSBC (Groupe)
  9. Crédit Agricole

 

  1. La Nef
  2. Crédit Coopératif
  3. Banque Postale
  4. Crédit Mutuel – CIC
  5. Banque Populaire
  6. Caisse d’Epargne
  7. Société Générale
  8. Crédit Agricole – LCL
  9. BNP Paribas
  • Sur www.fairfinancefrance.org, qui émet une analyse sur d’autres critères d’éthique (droits humains, droits du travail, transparence,…), le site ne propose malheureusement pas de classement mais offre la possibilité de comparer les banques 1 à 1. La Nef et le Crédit Coopératif s’en sortent mieux que les autres. Ensuite, ça colle à peu près au classements ci-dessus, même si c’est un peu plus difficile de trancher en faveur de la Banque Postale…

Fort de ces informations, nous choisissons donc fièrement Le Crédit Coopératif, la NEF n’étant pas une banque à proprement parler.

Ouverture du compte au Crédit Coopératif

Notre choix arrêté, nous récupérons donc les papiers pour faire le dossier, et là les premières difficultés apparaissent :

  • quelle agence choisir, entre Besançon, Strasbourg et l' »agence virtuelle » ? Il n’y en a pas de plus proches…
  • comment fournir le papier d’inscription de l’association au RNA (Registre Nationnal des Associations) alors que notre asso n’y est pas, étant une asso loi 1908 spécifique à l’Alsace Moselle ?
  • Comment communiquer avec la banque, sachant que chaque réponse à nos mails est envoyé par une personne différente, avec une réponse stéréotypée ?

De nombreux autres couacs des deux côtés ont poussé le crédit coopératif à nous renvoyer la totalité de notre dossier, pourtant a priori complété, sans aucune explication… Les coups de fils n’ont pas aidé non plus, et après plus de six mois à essayer nous sommes un peu découragés : la distance ne favorise pas le « contact humain », or nous avons absolument besoin d’un compte en banque pour résoudre une autre problématique parallèle : la retenue des recettes des entrées du Folk par Paypal sur leur système, tant que l’on a pas de compte pour le récupérer (sujet qui sera peut-être abordé plus tard !). Bref, on décide de passer au plan B.

Le marketing de la Banque Postale s’appuie plus sur la proximité et la simplicité que par son engagement dans l’ESS…

Plan B : la Banque Postale

Assez déçus par la réaction du Crédit Coopératif, et finalement assez dubitatifs sur la pertinence de prendre une banque qui ne connait pas les spécificités des règles du monde associatif alsacien et qui se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de notre association locale, nous nous retranchons sur la banque suivante dans notre classement : La Banque Postale.

Ses avantages sont sa proximité, sa connaissance de l’Alsace, son habitude du monde associatif local. Les visées environnementales et sociétales de notre choix tombent un peu à l’eau, et même si ce n’est pas la pire des banques il n’y a pas beaucoup d’efforts fait spécifiquement dans ce sens… la vie est une question de compromis.

L’ouverture est assez rapide, dans l’agence de Ferrette à 12km du Morimont : ce sera plus facile si on décide d’y déposer notre liquide et chèques de cotiz !

Conclusion

A-t-on manqué de volonté sur ce coup là ? Le Crédit Coopératif a-t-il fait le nécessaire pour favoriser notre adhésion ou sont-ils débordés au point de ne pas se soucier d’une nouvelle petite association, qui plus est de droit local alsacien ?

Je pense qu’on peut dire qu’on a fait ce qu’on a pu, et que le résultat n’est pas si désastreux que cela.

Par ailleurs, comme pour beaucoup d’autres sujets, il est sûrement plus efficace de changer ses usages en plus de ses outils pour faire pencher la balance dans un sens donné (par exemple, réduire ses déplacements sera toujours plus économe que d’opter pour une voiture plus « écologique »).

En plus du reste donc, à nous de trouver des usages de notre argent pour éviter que les banques en fassent n’importe quoi !

Des petites recommandations pour ceux qui sont encore chez Google !

Au Labo M, nous tentons de nous dégoogliser. Ou plutôt, comme c’est une nouvelle structure, nous cherchons à utiliser des services libres et ouverts, ou au moins respectueux des données personnelles, la monnaie locale sur internet.

Pourquoi ? D’autres sites expliquent cela beaucoup mieux ! A commencer par Framasoft, qui explique tout cela sur la page dédiée :

https://degooglisons-internet.org/

En attendant le déclic…

Ne pas rentrer dans le système Google ou consorts est plus facile que d’en sortir, je l’expérimente personnellement depuis quelques années… Cela prend du temps et demande certains sacrifices, et tout le monde n’est pas prêt ou n’a pas les capacités techniques de s’en sortir.

Il faut continuer à essayer, et ce que je vous conseille en attendant, c’est de contrôler les données qui sont stockées et utilisées par Google pour vous faire vendre : comme tout bon produit Google c’est assez bien fait, en quelques minutes vous aurez tout décoché !

C’est clair et en français : naviguez sur ce site et décochez tout ce qui vous semble empiéter sur votre vie privée, notamment :

  • Les activités : enregistre, jour par jour et heure par heure, tout ce que vous recherchez/regardez sur GMail, Youtube, Maps et Google bien sûr.

Exemple pour le 16 mai 2018 : 71 éléments enregistrés, des itinéraires, des recherches web, les messages gmail regardés, fichiers drive utilisés, en gros on peut se refaire le planning de la journée : pratique si on a besoin d’un alibi !

-> Conseils :

  • supprimer les activités déjà enregistrées.

  • désactiver l’enregistrement de nouvelles activités.

 

  • Personnalisation des annonces : utilise vos données/activités pour vous pousser à la consommation en trouvant des produits dont vous n’avez pas besoin mais qui peuvent vous faire envie. -> Conseil : désactiver la personnalisation

Petit clin d’œil : une fois qu’on désactive les publicités personnalisées, Google nous propose un site web externe qui permet de désactiver les pubs personnalisées de toutes les autres entreprises du secteur ! Malin jusqu’au bout ce Google ! :)

 

Voilà qui permet de réduire les conséquences à titre personnel de l’utilisation des services Google ! Il faut juste espérer que tout le monde ne va pas faire cela, sinon Google va faire faillite !

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaire ci-dessous si nécessaire.

Guilhem pour le Labo M